Martin Willis

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J’ai essayé l’autosuffisance

J’ai essayé l’autosuffisance - Martin Willis

D’emblée, en ce qui me concerne, peu importe qu’on parle d’autosuffisance, de sécurité ou de souveraineté alimentaire. Toutes ces expressions se valent. Le choix des mots est sans doute important, mais les méthodes pratiques pour atteindre les objectifs le sont bien plus. En parlant d’objectifs, j’ai été aventureux au tout début parce que je voulais être autosuffisant d’un coup sur tous les plans : alimentation, énergie, eau… Voyant que l’expérimentation ne marchait pas, je me suis dit qu’il fallait que je me consacre d’abord sur un domaine en particulier, en l’occurrence, l’alimentation.

Autosuffisance et autarcie sont deux choses radicalement différentes

Il y a quand même un mot que je n’accepte pas en matière d’autosuffisance alimentaire ou énergétique, c’est l’autarcie. Ce n’est pas comme si ma famille se coupait du reste du monde et n’avait besoin de quiconque. Dans les faits, quand on commence à expérimenter l’autosuffisance alimentaire, on se rend tout de suite compte qu’on a besoin de se constituer un réseau. On est notamment en contact avec des vétérinaires pour les bovins et la volaille. On est aussi en relation avec des commerciaux de grandes distributions qui recherchent des produits frais et bio. Ce sont à ces gens-là qu’on vend les œufs, les fruits et légumes ou encore le lait… Bien entendu, tout ceci demande beaucoup de coordination. Et j’ai beaucoup de chance d’avoir une épouse très appliquée.

Plus qu’une simple expérimentation, au fond

On avait quitté notre appartement dans l’immeuble Samuel Holland à Québec, pour nous installer dans la ferme familiale à Trois-Rivières. Puis, dès le début, il a toujours été question de faire des affaires avec des produits bio. J’aurais aimé qu’on plante aussi des vignes, mais ça demande beaucoup de travail. Cela fait bientôt un an qu’on est autosuffisant. Un beau dimanche, on a eu la visite de l’un des nombreux sceptiques sur notre initiative, mon frère. Ayant souscrit une seconde hypothèque, il était venu vanter sa vision des choses, nous expliquer qu’il valait mieux investir dans la pierre… Mon frère est très fier de ses succès à Montréal, mais il reconnaît tout de même qu’il faisait fausse route quand il disait que l’autosuffisance était de la folie. De toute façon, on ne convainc les gens qu’avec des résultats visibles. Cela dit, le plus dur reste à faire. On est autosuffisant depuis un an, mais il y a encore beaucoup de travail à faire pour que ce soit viable sur le long terme. En tout cas, Louis-Auguste Martin avait raison : « Les efforts faits finissent toujours par payer. »

 

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Bienvenue sur le blog perso de Martin Willis. Né le 23 avril 1967 à Douai (Nord), il est plus connu sous le pseudonyme de Marlis. Il est un blogueur français spécialisé dans l'informatique et la culture geek dans plusieurs journaux Web.